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Actualité des collections

L'une des missions fondamentales d'un musée est de faire vivre ses collections, notamment à travers des prêts et des dépôts.
En les plaçant dans un nouveau contexte de recherche et de présentation, en créant un dialogue inattendu avec d'autres collections, ces opérations participent à approfondir la connaissance sur les œuvres. Prêts et dépôts offrent également l'occasion à des publics éloignés de découvrir les collections du musée. En juillet 2024, le parcours du musée s'est enrichi d'un nouveau dépôt à découvrir en salle 13. 

Prêts et dépôts dans d'autres musées

Découvrez les collections du musée dans toute la France au fil d'expositions temporaires

Chaque année, nos oeuvres voyagent en France et à travers le monde à l'occasion d'expositions temporaires. Retrouvez quelques-unes de ces expositions ici. 

Exposition Archives Nationales

© William Siméonin, Archives nationales de France
  • Trois pièces des collections sont présentés dans l'exposition "Mamlouks, l'héritage d'un empire" du 17 septembre 2025 au 26 janvier 2026 au Louvre Abu Dhabi. 
  • Une partie de la collection est exposée au musée du Louvre-Lens du 24 septembre 2025 au 26 janvier 2026. L'exposition "Gothiques" est organisée avec le soutien du musée de Cluny.  
  • La bague du trésor de Colmar est prêtée au musée historique de Bâle du 16 octobre 2025 au 28 juin 2026 pour l'exposition "Découvertes de trésors – Cachés, Disparus, Trouvés". 
  • Du 25 octobre 2025 au 1er février 2026, 6 œuvres sont prêtées au Musée Barberini de Potsdam pour l'exposition "Einhorn. Das Fabeltier in der Kunst". Cette exposition est organisée par le Musée Barberini avec le musée de Cluny et GrandPalaisRmn. Elle sera ensuite présentée au musée de Cluny du 13 mars au 12 juillet 2026.
  • Plusieurs peignes et une valve de miroir sont prêtés au musée Dobrée du 25 octobre 2025 au 1er mars 2026 pour l'exposition "À cœurs ouverts". 
  • La targe Cl. 1956 est prêtée au Palazzo Reale de Gênes du 31 octobre 2025 au 1er mars 2026 à l'occasion de l'exposition "San Giorgio. Storie, immagini e identità dall'Oriente a Genova". 
  • Du 26 novembre 2025 au 31 août 2026, le tableau de Jean Hey "Vierge allaitant l'Enfant entourée d'anges en prières" est en prêt au musée du Louvre pour la présentation du Triptyque de Moulins
  • Un fragment de lampas aux phénix (Cl. 21858c) est présenté au Chengdy Museum (Chine) du 29 novembre 2025 au 29 mars 2026 pour l'exposition "Au fil de l'or" (exposition hors-les-murs du musée du quai Branly-Jacques Chirac). 
  • Du 29 novembre 2025 au 15 mars 2026, l'exposition "Praymobil" au Suermondt-Ludwig-Museum d'Aix-la-Chapelle met en lumière le berceau de dévotion (Cl. 23607).
  • L'Hôtel départemental des expositions du Var présente "Carnavals d'ici et d'ailleurs" dans laquelle un bec de fontaine (Cl. 14848) est exposé du 13 décembre 2025 au 22 mars 2026. 

Faire rayonner les collections 

Les musées de France mènent depuis le 19e siècle une politique de dépôts vers d’autres institutions publiques dans une démarche d’enrichissement mutuel des collections.
La procédure de dépôt permet de présenter dans un musée de France ou un monument historique ouvert au public une ou plusieurs pièces des collections pour une longue durée (cinq ans ou plus).

Dans son histoire, le musée de Cluny a été particulièrement actif en ce domaine. En effet, de nombreuses œuvres n’appartenant pas au domaine médiéval ont été progressivement proposées à d’autres lieux en France.

C’est ainsi que des collections thématiques sont maintenant visibles sur l’ensemble du territoire.
Au musée international de la Chaussure de Romans-sur-Isère, sont présentées 472 chaussures.
Pour comprendre le goût d’Edmond Du Sommerard, directeur du musée de Cluny de 1843 à 1885, pour les arts du feu, au-delà des salles du musée de Cluny, il faut se rendre au musée Romain-Rolland de Clamecy ou encore au musée national de la Céramique à Sèvres.
À Paris, le Musée d’art et d’Histoire du Judaïsme est riche de 249 œuvres déposées à sa création, en 1996.

Bandeau MAHJ

1-Chaussure de femme, 16e siècle, Cl. 10402, déposée au musée de la Chaussure de Romans-Sur-Isère. 2- Le Petit Pâtissier en biscuit de porcelaine tendre d’après Boucher et Falconet, 1757-1758, Cl. 13796, déposé à la Cité de la Céramique - Sèvres. 3- Bague de mariage, 16e siècle, Cl. 12277, déposée au MAHJ.  

Tous les dix ans, dans le cadre des obligations légales de récolement, l’équipe du musée de Cluny s’assure de la bonne conservation des 15 370 objets déposés dans 75 musées ou monuments historiques.

Les prêts et dépôts accordés au musée de Cluny

Le musée de Cluny bénéficie également de la politique de dépôt des musées de France. Depuis le 19e siècle, le musée du Louvre par exemple a déposé plusieurs œuvres au musée.
Ces échanges permettent de faire dialoguer des œuvres proches, d'éclairer une nouvelle facette de l'art médiéval ou de valoriser dans des présentations dédiées des pièces auparavant laissées en réserve dans leur musée d'origine.

La Trinité aux chanoines du Maître de Dunois

Le musée accueille depuis juillet 2024 une peinture sur bois des collections de Beaux-Arts Paris : la Trinité aux chanoines du Maître de Dunois, peinte pour la cathédrale Notre-Dame de Paris vers 1440. 

Trinité aux chanoines bandeau

Il reste peu de panneaux peints sur bois parisiens de la 1ère moitié du 15e siècle. La Trinité aux chanoines vient rejoindre une autre peinture sur bois, La famille Jouvenel des Ursins, réalisée entre 1445 et 1449 et déposée par le musée du Louvre au musée de Cluny en 1985. 
Ces deux panneaux contemporains se sont croisés à plusieurs reprises dans leur histoire. Initialement destinés à Notre-Dame de Paris, ils rejoignent à la Révolution française le musée des Monuments français. En 1816, le musée ferme et le couvent des Petits-Augustins, qui l'accueillait, devient l'École des Beaux-Arts. Tandis que le panneau des Jouvenel des Ursins part au Louvre, La Trinité aux chanoines reste sur place. À l'issue d'une importante restauration menée entre 2021 et 2023, l'École nationale supérieure des Beaux-Arts (Beaux-Arts Paris) a consenti au dépôt du panneau au musée de Cluny en juillet 2024. 
Le panneau de La Trinité aux chanoines est désormais présenté dans la salle 13 dédiée à l'art français du début du 15e siècle. 

Le Miracle de l'enfant d'Ambazac

Depuis octobre 2025, le musée accueille un exceptionnel groupe d’applique en cuivre repoussé et doré. Propriété de la fondation Jacquemart-André – Institut de France, cette œuvre est habituellement présentée au domaine de Chaalis. Pendant les travaux de modernisation du domaine, prévus pour durer deux ans, elle vient enrichir l’importante collection d’œuvre de Limoges du musée.

Enfant Ambazac

Provenant de l’abbaye de Grandmont, le relief était sans doute destiné à orner une châsse reliquaire. Il représente un épisode de la vie du fondateur de l’abbaye, saint Étienne de Muret : la résurrection de l’enfant d’Ambazac.

Cette pièce de grande dimension (36x26 cm) est datée vers 1250-1270. Elle illustre la production d’orfèvrerie limousine non émaillée du 13e siècle. Elle est exposée jusqu’en 2027 dans la salle 6 du musée, consacrée à l’œuvre de Limoges, aux côtés de deux reliefs de style proche : une "Cène" et une "Flagellation".

Cette œuvre est prêtée par le Domaine de Chaalis pour son projet "Chaalis hors-les-murs", le temps d’un vaste chantier de rénovation du château-musée.  

Deux exceptionnels panneaux peints du musée Saint-Loup de Troyes

Le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Troyes prête au musée de Cluny deux panneaux peints attribués à des artistes majeurs de la fin du Moyen Âge. Ces peintures seront présentées à partir du 20 janvier 2026 et jusqu’au 30 mars 2029 dans les salles 11 et 14 du parcours permanent.

Musee Saint Loup

Crédit photo : Carole Bell

La première est un Calvaire peint vers 1320 et attribué à l’atelier de Giotto. La grande expressivité de la scène et la délicatesse de traitement du corps du Christ témoignent des innovations du maître italien. Elles renforcent le caractère dramatique de la représentation. Au pied de la croix, les yeux tournés vers le Christ, se trouve saint François d’Assise, qui fut le premier saint reconnu par l’Église à recevoir les stigmates, marques des plaies de la crucifixion. Le prêt de cette œuvre vient compléter la salle 11, dédiée à l’art italien des 13e et 14e siècles.

Daté vers 1410, le second panneau peint pourrait être une œuvre de jeunesse d’Henri Bellechose. Le traitement délicat du voile transparent sur les hanches du Christ et la physionomie des personnages font en effet écho au travail de celui qui deviendra peintre officiel du duc de Bourgogne. La présentation au premier plan du corps du Christ descendu de la croix est caractéristique de la dévotion moderne, qui met au premier plan la méditation sur les thèmes de la Passion. Dans le même temps, le travail au poinçon du fond d’or, la préciosité des pigments et l’élégance de la composition témoignent d’un travail particulièrement raffiné. Installé en salle 14, le panneau vient dialoguer avec d’autres œuvres caractéristiques de la dévotion moderne comme la Piétà de Tarascon.

Si vous voulez en savoir plus sur nos collections, vous pouvez prendre rendez-vous auprès du centre de documentation du musée.