Vitrail, arbre de Jessé, Cl. 23674, Cl. 23675 © GrandPalaisRmn / Franck Raux
Vitrail, arbre de Jessé, Cl. 23674, Cl. 23675 © GrandPalaisRmn / Franck Raux
Vitrail, arbre de Jessé, Cl. 23674, Cl. 23675 (détail) © GrandPalaisRmn / Franck Raux
Vitrail, arbre de Jessé, Cl. 23674, Cl. 23675 (détail) © GrandPalaisRmn / Franck Raux
Vitrail, arbre de Jessé, Cl. 23674, Cl. 23675 (détail) © GrandPalaisRmn / Franck Raux
Vitrail, arbre de Jessé, Cl. 23674, Cl. 23675 (détail) © GrandPalaisRmn / Franck Raux
Vitrail, arbre de Jessé, Cl. 23674, Cl. 23675 (détail) © GrandPalaisRmn / Franck Raux
Vitrail, arbre de Jessé, Cl. 23674, Cl. 23675 (détail) © GrandPalaisRmn / Franck Raux
Vitrail, arbre de Jessé, Cl. 23674, Cl. 23675 (détail) © GrandPalaisRmn / Franck Raux
Arbre de Jessé
Notice
Le Christ et la Vierge Marie trônent en majesté, chacun dans une mandorle à fond rouge. Jésus se tient au sommet d’une tige qui, à la manière d’un arbre généalogique, le rattache à sa mère, Marie.
Ces deux vitraux du XIIIe siècle sont issus d’une représentation de l’arbre de Jessé. Ce motif iconographique est inspiré d’une prophétie d’Isaïe (Livre d’Isaïe, chapitre 11) : "Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines" (chapitre 11, verset 1). La prophétie est illustrée sous forme d’un arbre généalogique du Christ à partir de Jessé, passant par le roi David et la Vierge.
La représentation du musée de Cluny est incomplète. Il manque la partie inférieure, avec David et son père, Jessé. Au sommet de l’arbre, le Christ fait un geste de bénédiction de la main droite, tandis qu’il tient un globe crucifère de la main gauche. Cette attitude est celle du Christ "Salvator Mundi" ("Sauveur du monde"). Il est entouré de sept colombes pouvant symboliser les dons de l’Esprit Saint, qui se trouvent dans les rinceaux végétaux émergeant de la mandorle : sagesse, intelligence, force, connaissance, conseil, piété et crainte.
La Vierge couronnée fait le geste de profession de foi, main levée et paume visible. De sa main gauche, elle tient un livre, probablement les saintes Écritures. Elle est entourée de deux prophètes qui tiennent un phylactère : il s’agit probablement d’Isaïe, qui annonce que le Christ sera enfanté par une vierge, et de Daniel, souvent associé à l’arbre de Jessé.
La monumentalité des figures et le rendu élégant des drapés caractérisent la production des ateliers parisiens du début du XIIIe siècle liés au milieu royal. La gestuelle animée des deux prophètes et l’allongement des figures apparaissent comme des prémices du style fluide et éloquent de la Sainte-Chapelle de Paris.
Le thème de l’arbre de Jessé a été utilisé pour la première fois dans les vitraux de l'abbaye de Saint-Denis en 1140 pour exalter les supposées royales du Christ, descendant par sa mère de David, fils de Jessé. Ensuite, cette représentation connaît la faveur des églises d’Île-de-France, domaine des rois capétiens. On la retrouve aussi avec de multiples variantes dans les manuscrits enluminés.
Ces vitraux ont été découverts au XIXe siècle dans la petite église de Varennes-Jarcy, dans l’Essonne. Tout porte à croire qu’ils proviennent de l’abbaye voisine de Gercy, fondée vers 1260 par Jeanne de Toulouse, belle-sœur de Saint Louis. En effet, le thème de l’arbre de Jessé s’accorde bien avec une fondation princière, qui plus est consacrée à Notre-Dame.
| N° d'inventaire | Cl. 23674, Cl. 23675 |
|---|---|
| Largeur | 65 cm |
| Hauteur | 98,5 cm |
| Lieu de destination | Ancienne abbatiale de Gercy |
| Matières et techniques | Verre ; Vitrail |
| Mode d’acquisition | Affecté au musée de Cluny en 2013 |