Christ en croix, Cl. 2149 © GrandPalaisRmn / René-Gabriel Ojeda
Christ en croix, Cl. 2149 © GrandPalaisRmn / René-Gabriel Ojeda
Christ en croix, Cl. 2149 (détail) © GrandPalaisRmn / René-Gabriel Ojeda
Christ en croix, Cl. 2149 (détail) © GrandPalaisRmn / René-Gabriel Ojeda
Christ en croix, Cl. 2149 (détail) © GrandPalaisRmn / René-Gabriel Ojeda
Christ en Croix
Notice
Cette sculpture en bois polychromé date de la fin du XIIe siècle ou du début du siècle suivant. Elle provient d’Auvergne, un centre de production de sculptures romanes au Moyen Âge, dont il reste aujourd’hui de nombreuses Vierges à l’Enfant en Majesté, mais dont les Christ en Croix ont presque tous disparu.
Le Christ crucifié porte les stigmates laissés par les clous sur les mains et les pieds. Pourtant, alors que jusque-là les Christ crucifiés étaient représentés morts ou souffrants, les yeux clos, celui-ci semble particulièrement vivant. Il a la tête relevée et les yeux ouverts. Son corps ne s’affaisse pas sur lui-même et ses bras sont maintenus presque droits. Ici, le Christ est montré vivant, ressuscité, et non pas mourant.
L’iconographie du Christ vainqueur de la mort et triomphant sur la croix se développe dans la sculpture romane de la fin du XIIe siècle. Cette sculpture en est l’un des plus beaux témoignages.
À l’origine, le Christ était accroché à une croix, aujourd’hui perdue. On peut imaginer qu’il était destiné à une poutre de gloire.
Il provient de l'église d'Herment (Puy-de-Dôme). Il se distingue de la quinzaine de Christ romans en bois polychromé conservés plus au sud, dans le Velay, par des parentés stylistiques avec la sculpture bourguignonne. Il témoigne ainsi des liens artistiques qui existaient entre les deux régions à cette époque.
Le sculpteur a su travailler le bois avec un grand raffinement. Les cheveux et la barbe sont traités en mèches ondulées, savamment disposées de manière symétrique et incisées avec précision. Le "perizonium" est sculpté avec finesse comme en témoignent les lignes des plis du vêtement. Celui-ci est drapé autour de ses hanches et noué à la taille par un nœud complexe qui forme une délicate ceinture. La sculpture conserve des plages de couleur d’origine, visibles notamment sur le "perizonium".
Ce raffinement ne trouve d’équivalent que dans le Christ du Vieux-Chérier (Loire). Il est peut-être l’œuvre du même sculpteur itinérant, ou bien d’un atelier établi en Auvergne, par exemple à Clermont.
| N° d'inventaire | Cl. 2149 |
|---|---|
| Largeur | 189 cm |
| Hauteur | 181 cm |
| Profondeur | 28 cm |
| Lieu de production | Auvergne |
| Matières et techniques | Bois ; Sculpture |
| Mode d’acquisition | Don Mallay 1852 |