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Glossaire

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Abaque

Partie supérieure du chapiteau, souvent de plan quadrangulaire. L'abaque peut être échancrée (chapiteau corinthien).

Acanthe

Plante méditerranéenne vivace, au feuillage découpé et décoratif, connue sous deux espèces principales : acanthe à feuilles molles et acanthe épineuse. La feuille d'acanthe est un motif décoratif employé depuis l'Antiquité, en particulier pour les chapiteaux corinthiens.

Adoration des Mages

Ou Adorations des Rois, associé à la fête de l’Epiphanie. Elle se fonde sur l’Evangile de Matthieu. Scène d’adoration (c’est-à-dire un acte religieux qui implique la reconnaissance du caractère divin de la personne adorée) associée à l’offrande et qui exalte le Christ dans sa divinité et est lié au cycle de l’Enfance. Le nombre de trois fut tôt (5e siècle) fixé à trois pour des raisons scripturaires, liturgiques et symboliques. Les présents (or, encens, myrrhe) renvoient respectivement à la royauté, la divinité et la mort du Christ. A l’origine vêtus de costumes barbares (tuniques courtes et bonnets phrygiens) et souvent imberbes, on commence toutefois à différencier leur âge dès le 4e siècle (en représentant un ou deux des mages barbus). Dès l’époque ottonienne, ils prennent le vêtement des rois contemporains avec couronne (peut-être une influence byzantine), et, au 12e siècle, leurs caractères distinctifs (âge, couleur de peau) se fixent. La scène elle-même se développa à partir des représentations impériales romaines et byzantines où les rois barbares apportaient des offrandes à l’empereur. A l’inverse, de ces scènes se développèrent la tradition pour les donateurs d’œuvres de se faire représenter en adoration devant le Christ et la Vierge.

Agneau de Dieu/Agnus Dei

Expression latine signifiant « Agneau de Dieu ». Chez les chrétiens, elle désigne Jésus Christ et rappelle son sacrifice.

Ajouré

Percé, orné de jours.

Allégorie

Représentation d'une idée par une figure dotée d'attributs symboliques.

Amour

Représentation allégorique de l'amour, souvent sous la forme d'un enfant armé d'un arc.

Amour courtois

Dans la littérature médiévale, représentation codée de l’amour mettant l’accent sur le lien de vassalité qui lie le chevalier à la dame qu’il sert. Fait de littérature et fait de civilisation, l'amour courtois apparaît au 12e siècle. Les troubadours, du Midi particulièrement, se fixent des règles de conduite amoureuse à travers leurs chants et leurs romans. La littérature courtoise se caractérise par la valorisation de la vaillance chevaleresque. Le Roman de la Rose est le plus célèbre des romans courtois : l'amour apparaît comme un jeu lié à une vie raffinée de cour, et la dame comme l'objet idéal de la conquête chevaleresque.

Antienne

Du grec antiphônos, « qui répond », une antienne désigne un verset chanté avant et après un psaume, lors de la messe.

Appliques

Par la technique du repoussé, les orfèvres créent des éléments en relief, qui sont ensuite fixés à la plaque de métal par des rivets. Les appliques peuvent être des têtes, des figures entières ou à mi-corps.

Aquamanile (du latin aqua, eau, et manus, main)

Récipient façonné en céramique, en alliage cuivreux ou en métaux précieux, revêtant souvent la forme d’un animal et particulièrement celle d’un lion. Utilisés pour le lavage des mains, à la fois en contexte liturgique et privé, les aquamaniles apparus en Orient connaissent un succès certain au Moyen Âge, et particulièrement entre le 12e et le 15e siècle.

Arbalète

Arme de trait composée d’un arc monté sur une pièce de bois appelée moufle ou fût, et que l’on bande à la main ou avec un mécanisme. Elle sert à décocher des projectiles de section carrée appelés pour cette raison « carreaux ». Plus précise et plus puissante que l’arc, exigeant moins d’entraînement, mais d’une cadence de tir bien moins rapide, l’arbalète se répand au 13e siècle, malgré les efforts de l’Église pour l’interdire (deuxième concile de Latran, 1139) parce qu’elle juge cette arme déloyale et trop meurtrière, donc immorale.

Arbalétrier

Soldat armé d’une arbalète (voir arbalète). Au Moyen Âge, spécialité des Génois ou des Suisses.

Arbre de vie

Motif d'arbre stylisé et symétrique employé dans le décor dès l'Antiquité en Orient. Il a été repris dans l'art médiéval et christianisé.

Architrave

Élément architectural horizontal, supporté par des colonnes ou par des piliers.

Ariane

Princesse légendaire crétoise, elle est la fille du roi de Crète Minos et de Pasiphaé. Elle est séduite par Thésée lorsque celui-ci vint en Crète affronter le Minotaure, et l’aide à sortir du labyrinthe en lui donnant une pelote de fil afin qu’il retrouve son chemin. Ariane quitte la Crète avec Thésée mais celui-ci l’abandonne au cours d’une escale sur l’île de Naxos, soit par ordre des dieux, soit par simple trahison. Ariane est finalement découverte par Dionysos (Bacchus) qui, lançant sa couronne dans les cieux, en fit une constellation et l’épousa au cours de noces somptueuses.

Ars Antiqua

Terme crée par les historiens de la musique pour différencier cette période de la suivante, nommée Ars nova. Ecole musicale parisienne des 12e et 13e siècles, et plus généralement la musique française de 1230 à 1320. Période capitale dans l’histoire de la musique occidentale, qui vit l’évolution de la notation, l’affinement des techniques et la codification des genres. Ceux-ci comprennent le plain-chant (chant religieux monodique, c’est-à-dire à une voix et a capella, dont le chant grégorien serait le meilleur représentant de ce genre), l’organum (genre polyphonique primitif caractérisé par le mouvement parallèle des voix, ces dernières passent de deux à trois et à quatre, pour mettre en valeur un texte du plain-chant), et surtout le motet (genre musical à deux voix qui résulte de l’ajout de paroles à la voix supérieure de l’organum dont Pérotin et Léonin sont, à la fin du 12e siècle, ses meilleurs représentants et qui se caractérise par ses textes sacrés ou profanes, en vers ou en prose), ainsi que le conduit (genre sacré de procession remplacé par le motet) et le rondeau (passe à plusieurs voix considérée comme le précurseur de la polyphonie). Ces évolutions touchent aussi bien la musique religieuse que profane.

Ars Nova

Terme crée par les historiens de la musique pour différencier cette période de la suivante, nommée Ars nova. Ecole musicale parisienne des 12e et 13e siècles, et plus généralement la musique française de 1230 à 1320. Période capitale dans l’histoire de la musique occidentale, qui vit l’évolution de la notation, l’affinement des techniques et la codification des genres. Ceux-ci comprennent le plain-chant (chant religieux monodique, c’est-à-dire à une voix et a capella, dont le chant grégorien serait le meilleur représentant de ce genre), l’organum (genre polyphonique primitif caractérisé par le mouvement parallèle des voix, ces dernières passent de deux à trois et à quatre, pour mettre en valeur un texte du plain-chant), et surtout le motet (genre musical à deux voix qui résulte de l’ajout de paroles à la voix supérieure de l’organum dont Pérotin et Léonin sont, à la fin du XIIe siècle, ses meilleurs représentants et qui se caractérise par ses textes sacrés ou profanes, en vers ou en prose), ainsi que le conduit (genre sacré de procession remplacé par le motet) et le rondeau (passe à plusieurs voix considérée comme le précurseur de la polyphonie). Ces évolutions touchent aussi bien la musique religieuse que profane.

Arts libéraux

On appelle arts libéraux les sept matières constituant la base de l’enseignement dans le système éducatif antique et médiéval. Ils comprennent le trivium (grammaire, rhétorique, dialectique) et le quadrivium (arithmétique, géométrie, musique, astronomie). Les arts libéraux sont parfois opposés, par certains auteurs, aux arts mécaniques qui répondent aux besoins de la vie.

Aumônière

Sac de forme variée (carrée, trapézoïdale, etc.) porté à la ceinture par les femmes ou les hommes au Moyen Âge.