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Trésor de Colmar Cinq bagues
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Cinq bagues
Trésor de Colmar Seconde moitié du XIIIe - début du XIVe siècle
a) Argent doré, verre incolore ; H. totale 2,78 cm ; diam. de l'anneau 2,48 cm b) Or, turquoise ; H. totale 2,1 cm ; diam. de l'anneau 1,9 cm c) Or grenat almandin ; H. totale 2,4 cm diam. de l'anneau 2 cm d) Argent pâte de verre blanche ; H. totale 2,7 cm diam. de l'anneau 2,36 cm e) Argent doré, grenat (?) ; H. totale 2,15 cm diam. de l'anneau : 1,94 cm
Acq. , 1923
a) Cl. 20660 ; b) Cl. 20661 ; c) Cl. 20662 d) Cl. 20663 ; e) Cl. 20664
Les chatons de ces cinq bagues présentent, malgré leurs différences, le même type de bâte formée d'une cupule et d'un large bandeau lisse, plat ou légèrement concave, qui recouvre en partie le cabochon rond ou ovale. Ce genre de monture est caractéristique de l'orfèvrerie du XIIIe siècle. Présent sur plusieurs bagues conservées au British Museum, il apparaît sur le fermail de la reliure du Troisième Evangéliaire de la Sainte-Chapelle, exécutée vers 1260-1270. Ces bâtes, qui semblent se répandre dans l'orfèvrerie parisienne sous Louis IX, sont encore utilisées au début du XIVe siècle, notamment en Rhénanie, par exemple sur la croix de Beromünster exécutée vers 1300. Les mêmes bâtes se retrouvent sur des fermaux, des appliques et sur deux bagues du trésor d'Erfurt, dont l'une est ornée d'un cabochon ovale et l'autre d'un saphir hexagonal. Cette dernière est proche des bagues en or munies d'un saphir du trésor d'Êroda Êlàska et du musée d'Art et d'histoire de Saint-Denis. La cupule des exemplaires du trésor de Colmar et tronconique (a, e) ou aplatie (b, c). La pierre, plus ou moins saillante, peut déborder largement de la bâte (c, e) ou être totalement enserrée par elle (b). Certains exemplaires se distinguent par la richesse de leurs matériaux : la bague en or enrichie d'un grenat almandin (c), la petite bague en or et turquoise (b). Les anneaux sont de section très diverse : losangée (a, d), ovale (e), semi-circulaire (c) ou plate (b). La monture de la bague (d), formée d'une bâte à bandeau plat munie d'un léger ressaut à la base, constitue une variante : on rencontre ce type de montage très simple dans la seconde moitié du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle, en particulier en Rhénanie du Sud, par exemple sur la reliure de Saint-Paul in Lavanthal exécutée vers 1270, peut-être à Strasbourg.
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