Musée national du Moyen Âge - RMN
Peintures, enluminures et vitraux
 

Triptyque de l'Assomption de la Vierge

Triptyque de 
l'Assomption de
la Vierge
d'Adrien Isenbrant

Bruges, vers 1520 - 1530 Panneau central : H. 1,15 m x 0,86 m ;
chaque volet : 1, 15 m x 0, 37 m Déclaré trésor national ;
Acq. 2004 par le Fonds du Patrimoine Cl. 23 758

La très grande qualité picturale du retable ainsi que ses dimensions et son état de conservation en font une oeuvre très exceptionnelle.
La composition se déploie sur l'ensemble des trois panneaux du triptyque ouvert. Elle est rythmée par une grande courbe correspondant à la ligne d'horizon d'un paysage. Au premier plan se trouve l'assemblée des douze apôtres réunis autour du tombeau vide de Marie et témoins de son Assomption. L'individualisation de ces figures, leur répartition dissymétrique, la diversité de leurs poses et de leurs gestes contribuent à souligner l'animation qui règne au sein du groupe. Dans le ciel du panneau central apparaît, délimitée par une courbe en contrepoint de l'horizon, une nuée sombre abritant une gloire formée par une multitude d'anges chanteurs et musiciens et un halo d'or. Au coeur, la Vierge, escortée par sept anges et sur le point d'être couronnée par la Trinité, est ainsi admise au ciel. Les faces extérieures des volets, seules visibles durant la majeure partie de l'année liturgique, comportent des représentations de saint André et de sainte Catherine, se tenant dans un paysage.
L'entrée dans les collections du musée de ce triptyque brugeois, présenté dans la salle 14, favorise, d'une part, aux côtés des grands et célèbres retables sculptés des ateliers d'Anvers ou de Bruxelles -comme le retable du Saint Sacrement de l'abbaye d'Averbode -, une connaissance plus complète de la production des anciens Pays Bas, et d'autre part, un lien original et unique avec les deux Mays provenant d'Abbeville : La Vierge au froment et La Vierge devant l'église Saint-Wulfran. C'est là un enrichissement très important pour les collections françaises en général qui ne sont pas riches en oeuvres brugeoises du début du XVIe siècle.

 

 

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